Le Lac Ahémé

 
 

Le lac Ahémé  mesure près de 70 km de long sur 3 km  de large, ce qui représnete 8500 hectares, soit environ la moitié de lac Nokoué et en fait le seond du Bénin pur la superficie.

Il est grand mais très peu profond. Il existe même des chemins grâce auxquels on peut le traverser sur ses   3 km en ayant toujours pied. Blaise savait le faire dans sa jeunesse, mais il a oublié les passages… De toutes façons, les endroits les plus profonds n’atteignent pas trois mètres.

Cette faible profondeur s'explique d’abord par un relief qui est faible, à peine traversé par quelques lits de petites rivières lagunaires. La seconde cause essentielle est qu’il s’ensable progressivement à cause de dépôts alluvionnaires combinée à une insuffisante ouverture sur l’océan, assurée seulement par le pont d’Agbanto au sud, lui aussi ensablé car débouchant sur les lagunes de Grand Popo.

Depuis toujours, des pêcheurs l’exploitent, mais leur nombre s’est accru avec l’augmentationde la population. On parle de plus de 10 000 personnes.

Beaucoup de pêcheurs utilisent la technique uniformément répartie sur toute la Terre, dite de l'épervier, c’est-à-dire un filet plombé que l’on lance devant soi dans un mouvement savant et magnifique.


 

D’autres se contentent de la ligne sur leurs pirogues dans l'espoir de sortir de plus grosses pièces.

Beaucoup pratiquent une forme d’élevage piscicole comme à Ganvié : le poisson est semi-élevé dans des sortes de parcs limités par des branches plantées dans le sol. En réduisant ces enclos, on peut plus facilement les pêcher, mais le rendement décroit en raison de la faible profondeur du lac et d’une surpêche dramatique.


Selon Blaise, un grand projet gouvernemental va remettre cette forme d’élevage en question.

On va d’abord draguer une partie du lac pour lui redonner un peu de profondeur, ce qui est une bonne idée, même si le coût est très élevé.

Mais, de manière plus contestable, il est question d’interdire la pisciculture traditionnelle. Les branches d’arbres plantées dans le sol pour nourrir les élevins et les empêcher de s’enfuir pollueraient le lac et renforceraient l’ensablement, ce qui nous parait plus contestable.

A Ganvié, c’est un travail permanent : on remplace les bois pourris et on resserre le périmètre clos, de sorte qu’il est plus facile d’attraper le poisson.

Cette pratique possède un autre défaut pour les berges : on prend les arbres et les arbustes en bordure du lac, y compris les mangroves et les palétuviers, ce qui accroit l’érosion des sols et favorise l'ensablement.

Cependant, la raréfaction du poisson serait aussi due à d’autres causes non écologiques que les pêcheurs avancent :


Les populations d’Agbanto, au sud du lac, empêcheraient le poisson de venir se reproduire dans les eaux saumâtres en le pêchant avant son entrée dans le lac.

Le débat est parait-il assez vif entre les pêcheurs et le gouvernement ou les ONG spécialisées.

En lisant les documenst de recherche sur le lac, nous n’avons trouvé aucune mention de cette pratique.

La question reste donc ouverte et derrière elle, celle du développement et des restrictions à apporter au mode de vie de populations déjà pauvres.

Comment leur faire comprendre qu’elles devront abandonner une activité traditionnelle pour leur bien être futur ou pour l'équilibre des écosystèmes ?


Le reportage offre des vues de cette action magnifique du lancer de l’épervier.

De quoi méditer sur les questions qui précèdent…



Matériel : Nikon D4, Nikkor 105mm f:1,4, 14/24 mm f:2,8.


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