Une piste coloniale vers Tanguietta

 
 

La découverte d’une piste coloniale fut l’occasion d’interrroger quelques uns de nos interlocuteurs sur le colonialisme. Timothée notre guide local se prêta de bonne grâce à l’exercice.

Les villageois apprécient beaucoup cette piste car elle leur permet d’aller plus facilement vers leurs parcelles, éloignées de leur domicile. Souvent à moto et en famille, donc à trois ou quatre sur la moto… Comme la terre est bonne, on y fait beaucoup de manioc, mais aussi des calebasses et  un peu de riz d’une espèce particulière et d’autres cultures locales.

La mise en valeur par la piste a été une bonne chose, mais le travail pour la construire a été pénible, d’autant qu’il y avait, selon les anciens,  une forme de tavail forcé auquel certains cherchaient à s’échapper en se cachant dans la brousse.

Comme la piste a été solidemment construite, elle a résisté au temps.

Lorsque j’ai dit que les voies romaines en Europe dataient de 2000 ans et qu’elles étaient toujours là Timothée fut très surpris. Et rassuré !


 

Cette interrogation sur la colonisation nous permit d’échanger sur la pénibilité du travail en Europe jusqu’à la Guerre mondiale de 1914/1918 à l’issue de laquelle les premières machines agricoles vinrent soulager les paysans.

Une fois de plus, nous eumes des discussions sur les évolutions techniques souhaitables ou non.

Et une fois de plus, le même constat. Si on modernise beaucoup, on supprimera de la main d’œuvre alors que le pays est aujourd’hui en relatif «plein emploi», même si c’est autarcique.

Peut-être faut-il se contenter de tenter de réduire la pénibilité en laissant aux populations mieux gérer un jour les naissances pour réduire la natalité ?

Nous n'avons évidemment pas de réponses toutes faites à ces questions, seulement le désir d’aider si peu que ce soit des populations attachantes qui travaillent aussi durement, mais sans jamais se plaindre de leur condition ou envier les voisisns ou les riches touristes que nous sommes tous quand nous nous rendons dans leur pays.

Une piste de développement ?


Dans nos discussions, j’ai émis une idée qui apparemment n’était pas venue à quiconque. En ce moment, le pays accueille le gigantesque chantier de la route du nord ver s le Togo avec d’énormes engins. Ceux ci ne reviendront peut-être que dans 50 ans. Pourquoi ne pas les utiliser pour mettre en valeur les terrains agricoles dont la terre est bonne, en poussant les pierres en nivelant, en recomposant légèrement le relief ?

Ne serait-ce pas le moyen de rendre le travail moins pénible, d’augmenter les rendements (très faibles aujourd’hui) sans bouleverser l’agriculture avc l’arrivée massive de tracteurs ?

J’ai suggéré de transmettre cette idée aux autorités le plus vite possible pendant que les engins sont encore là.



Matériel : Nikon D4, Nikkor 105mm f:1,4, 14/24 mm f:2,8.


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