Les premiers grands bâtisseurs

de l’Histoire humaine


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PARUTION EN JANVIER 2016 DE MON LIVRE INTERACTIF SUR L’EGYPTE DES PHARAONS














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MON INTERVIEW SUR NILE TV POUR PRESENTER CE LIVRE ET PARLER DU TOURISME EN EGYPTE (octobre 2016)






Invité en 2015 à donner des cours à l’université Senghor de la francophonie, basée à Alexandrie j’en ai profité pour enchaîner sur un séjour de deux semaines à la découverte de l’Egypte.  Les deux premiers chapitres de ce site sont d’ailleurs consacrés à Alexandrie et sa bibliothèque.

Je n’étais pas trop attiré par les programmes des Tours Operators et je préférais une formule plus souple et à la carte. Les agences contactées confirmèrent «qu’étant donné l’actualité, il n’y avait pas de séjours organisés en ce moment pour cette destination». La voie était libre pour trouver autre chose.

Quelques recherches sur le net me firent découvrir Envie d’Egypte., une agence dirigée par une Française vivant à Hurghada. En quelques courriels et appels téléphoniques, un magnifique programme fut mis au point.

Notre avis détaillé se trouve ici.

Il suffisait de coordonner mon retour au Caire depuis Alexandrie et l’arrivée d’Annick depuis la France pour que l’aventure commence. Et quelle aventure !

Le séjour débuta par le Caire où nous voulions découvrir outre les Pyramides, les quartiers anciens musulmans, chrétiens et juifs et sentir cette mégalopole. Ensuite, ce fut l’avion pour Louxor et la Haute Egypte nous assura un programme fabuleux jusqu’à Abou Simbel via les grands temples de Karnak, Edfu, Kom-Ombo, Medinet Habou, sans oublier des promenades nombreuses sur le Nil, la visite d’un village nubien et d’un village agricole le long du fleuve Roi.

C’est ce périple qui va vous être illustré au fil de ces 40 chapitres consacrés à l’Egypte.



L’Egypte et les premiers grands bâtisseurs


L’Egypte fascine la France depuis plus de deux siècles. C’est le général Bonaparte qui la fit connaître grâce à son expédition (1798-1802) et surtout grâce à cette idée géniale qu’il eut d’y emmener avec lui, outre les soldats, 151 scientifiques, dirigés par Gaspard Monge, qui allaient  inventer l’Egyptologie avec Auguste Mariette et déchiffrer les hiéroglyphes avec Jean-François Champollion. Cette présence culturelle française a perduré même pendant la longue période de colonisation anglaise. Les rues autour du musée du Caire, fondé par la France, portent aujourd’hui encore les noms de ces grands savants. Au XIXème siècle la langue française était très présente parmi les élites. C’est une des raisons, parmi beaucoup d’autres, plus politiques bien sûr, qui permirent à Boutros Boutros-Gahli de convaincre l’organisation de la francophonie d’implanter l’université Senghor à Alexandrie plutôt qu’à Dakar ou Abidjan.

L’Egypte des Pharaons dura quand même près de 3000 ans, plus que la Grèce et Rome. Sur bien des choses, les anciens Egyptiens furent des précurseurs extraordinaires. Leurs croyances ont permis de construire des œuvres immortelles. On peine à imaginer par quels miracles techniques et révolutions intellectuelles ils purent réaliser autant de chefs d’œuvre sur une aussi longue période malgré les vicissitudes de toutes sortes. La contemplation des sites, les évocations des spectacles en son et lumière, la visite des musées et la méditation devant les traces  qu(ils ont laissées induit une étrange impression : Comment une civilisation aussi puissante et durable aurait-elle totalement disparu ? L'Egypte actuelle, malgré la jeunesse de sa population sa mégalopole du Caire (20 millions d’habitants) est très loin de cette splendeur passée. Mais ne peut-on en dire autant de la Grèce ? Au contraire de l’Italie qui donne encore le la mondial dans quelques domaines clés comme le design, la mode ou les PME très performantes ? Etait-ce en pensant à l’Egypte que Paul Valéry a écrit son célèbre : «Nous autres civilisations savons désormais que nous sommes mortelles » ? Quel était le moteur de cette énergie des anciens Egyptiens à accomplir des œuvres aussi grandioses ? La foi sûrement. Le sens collectif peut-être. La conscience de leur vie future ? Une organisation sans faille en premier lieu. Le tout dans un pays inhospitalier, hormis la vallée du Nil aux crues autant régénératrices que meurtrières avant les barrages d’Assouan construits par les Anglais en 1902 puis par Nasser et les Soviétiques dans les années 1960.

Toute l’œuvre pharaonique - ou pharaonesque !! - serait morte et oubliée, à part les traces de pierre, les granites et les calcaires, les couleurs et les hiéroglyphes.

A y regarder de près - grâce à nos guides - nous avons pu découvrir que l’influence égyptienne, quoique ténue et peu mise en valeur était néanmoins forte et puissante.

La manière dont les hiéroglyphes ont directement influencé les alphabets ultérieurs, essentiellement grec, romain et arabe est notable, quoique parfois difficile à décrypter. En matière de construction, les innovations ont été reprises ensuite par les Grecs et les Romains et par ces derniers sont parvenues jusqu’à nous. La queue d’aronde, le fil à plomb, le fruit des murs, les architraves, les linteaux ont été portés à leurs limites par les Egyptiens. De même que les chars, le mobilier, les couleurs vives de la décoration et les bijoux.

Dans le domaine de la représentation, autant les bas reliefs, les hauts reliefs et les peintures présentent les stéréotypes bien connus avec leur traitement si particuliers de la perspective, remontant pour partie aux peintures rupestres, notamment dans la représentation de l’étagement des plans, autant les statues sont d’une modernité confondante. Rien n’échappe de l’expression des personnages, les regards sont pénétrants, les postures fascinantes. La mode et la décoration revisitent sans cesse les trouvailles égyptiennes. Napoléon fut le premier à «importer» leur art et il fut suivi par beaucoup d’autres.

Quant à l’ésotérisme, le culte d’Osiris n’est-il pas au cœur de l’initiation des Francs-Maçons ?

Si l’Egypte antique a commencé à décliner sous les Ptolémée et la domination grecque puis Cléopatre, César et les Romains, ses grandes inventions ont été reprises par leurs occupants et successeurs. Outre le statut des femmes sur lequel ils ont innové puisque plusieurs d’entre elles ont régné, la première étant Hapchetsout, ils ont brièvement connu le monothéisme avec Aménophis 4 (Akenaton) anticipant par là les grands monothéismes qui allaient suivre.

Sur tous ces terrains, ces Quarante siècles nous contemplent…

Et si l’on en croit notre immense égyptologue Christiane Desroches-Noblecourt, nos racines européennes sont largement égyptiennes !




L’Egypte actuelle


Même si nous adorons les vieilles pierres et les musées, nous essayons toujours de connaître les mode de pensée et de vie des habitants actuels. S’agissant de l’Egypte, la distance temporelle est immense. Qu’en est-il de la distance culturelle ou intellectuelle ?

L’Egypte fut chrétienne du 3 ème au 7 ème ou au 9 ème siècles avant de devenir musulmane, ce qu’elle est toujours, même s’il resterait environ 10% de Chrétiens coptes (orthodoxes pour la majorité et catholique pour le reste). La communauté juive a connu, en Egypte comme ailleurs, des heures très contrastée d'intégration et de rejet. Aujourd’hui, elle est très réduite. La question religieuse devenait inquiétante avec le précédent gouvernement. Avec les militaires, le curseur de la tolérance est un peu remonté malgré les tentatives de déstabilisation des intégristes.

L’Islam a lui même connu de nombreuses évolutions depuis ses origines jusqu’à l’Empire Ottoman. Contrairement à certaines images , il n’a pas toujours été monolithique. Si l’actualité de ces dernières années a vu la montée en puissance des courants fondamentalistes, c’est le moment de souligner une différence de perception radicalement différente entre certains tenants des droits de l’homme à l’occidentale et les attentes des citoyens musulmans. Pour les occidentaux, les régimes «durs» ou militaires sont inacceptables et doivent être dénoncés. On a vu que lorsque les élections étaient libres (sans compter les pressions et les fraudes) le risque était grand de basculer vers le fondamentalisme. Les Printemps arabes en ont constitué une démonstration lourde de sens. L’angélisme de certains occidentaux leur fait oublier qu’il nous a fallu des années, ou des siècles pour «apprendre» à pratiquer la démocratie. Hitler est arrivé au pouvoir par les urnes. Mussolini aussi, etc. On a vu les conséquences.

Montesquieu puis Washington, Jefferson ou les constitutionnalistes britanniques ont institué des gardes fous au vote populaire quand il s’égarait (conseil constitutionnel, cour suprême, etc.). C’est ce qui a manqué cruellement à l’Egypte, d’où les événements suivants et les risques d’instaurer une dictature théocratique.


Pour ne pas s’attarder sur ces questions - graves - venons en à la population : très nombreuse, (90 millions), très jeune, concentrée dans les très grandes ville du Nord et du Delta, elle présente des disparités, des écarts de richesse propres aux pays en développement qui n’ont pas encore assez de représentants de la classe moyenne. D’où ce diagnostic d’une société à deux vitesses : les très riches (que l’on voit peu, ils ont leurs quartiers à accès protégé) et les pauvres ou très pauvres (que l’on voit partout).

L’Egypte doit essayer de retrouver son autonomie financière, chercher à fabriquer elle même les produits simples de la vie courante (les marchands de chaussure, même bon marché n’affichent guère de production locale, pourquoi ?). Le barrage d’Assouan n’a pas entraîné (50 ans après) une mise en valeur agricole efficace (il est encore question de la lancer…). Le taux d’autosuffisance alimentaire n’est que de 44% et n’arrive pas à augmenter, bien au contraire. L’urbanisme devrait être repris en main, notamment pour faire quelque chose de ces dizaines de milliers de logements inoccupés et/ou mal entretenus ou insalubres. La pollution (dramatique) enfin limitée, les grands travaux d'infrastructure lancés, etc.


Certes, ce n’est pas simple, il faut des capitaux, des compétences par un bon système éducatif. Et il faut surtout de la stabilité politique. C’est d’ailleurs ce que dit Boutros Boutro-Gahli sur France 24 à propos du nouveau gouvernement de Abdel Fatah Al Sissi.

Sans le coup d’Etat, l’Egypte se serait enfoncée dans la crise. Dommage qu’en France on n’y comprenne rien et qu’on fasse des leçons angéliques sur la démocratie.

Un peuple dont les ancêtres ont construit les pyramides et des temples extraordinaires ne peut-il entretenir ses richesses, offrir des logements décents, développer des productions nationales, construire des infrastructures vitales et cesser de polluer ses cours d’eau et ses moyens de communication tout un assurant un minimum de libertés ?



Le périple


Notre périple a commencé par Saqqarah et la première grande pyramide du monde, construite en degrés par Imhotep pour le Pharaon Djeser (3ème dynastie, il y a 4600 ans). Un petit musée, très intéressant rend hommage à un de nos derniers grands égyptologues français qui a consacré toute sa vie à restaurer et comprendre ce site exceptionnel.

Ensuite, Le Caire où nous avons voulu découvrir le patrimoine et les habitants.

Puis, Louxor, la Vallée des Rois, Assouan, Abou Simbel et tous les plus grands temples.

Et enfin retour au Caire pour le quartier copte, le musée égyptien, un spectacle et quelques derniers souvenirs.

Prenez votre temps pour déguster une civilisation millénaire.

40 siècles - 40 chapitres…

Pardon pour les coquilles et merci pour les commentaires.

JLM.

 

les Cotswolds

  
  
  
 

Premier Survol

Alexandrie

Bibliothèque

d’Alexandrie

Saqqarah

Pyramides

Le Caire

Mosquée

El-Gourhi

Palais

Zinab Khatoon

Mosquée

Mohamed Ali

Mosquée

Sultan Hassan

Mosquée

Al Rifa’i

Cimetières

habités

Karnak

de nuit

Karnak

de jour

Karnak

Salle hypostyle

Temple de Hapchetsout

Colosses de

Memnon

Vallée

des Rois

Vidéo

Vallée

des Rois

Felouque

Ytemple

d’Edfou

Remontée

du Nil

Abordage

Temple de Philae

Obélisque inachevé

Temple de

Kom-Ombo

Les mirages du désert

Abou Simbel

Abou Simbel de nuit

Chambre d’hote

Saluga

Village nubien

Musée nubien

Village du Nil

Louxor

Musée du Caire

Récital au Caire

Quartier copte

Périphérique

Tombe de Ramose, Vallée des Nobles

  
  
  
 

Derviche