Le Home Cinéma

 

Une aventure précoce

En février 2000, j’ai pu acquérir mon premier portable Apple, un Pismo de la série Wall Street. Une magnifique machine qui a progressivement pris la place des gros ordinateurs en forme de tour que j’avais eus auparavant.

J’avais acheté cet ordi pour pouvoir projeter mes cours en le préparant  sur PowerPoint. C’était la transition entre les rétroprojecteurs fonctionnant avec des transparents (que j’imprimais sur une imprimante laser) et les vidéprojecteurs envoyant directement le signal issu de l’ordinateur. A l’époque, on était sur la fin des gros Barco valant des fortunes et qu’on ne trouvait que dans les grands amphis et le tout début des projecteurs pus modestes (mais très onéreux quand même). Quel plaisir de brancher mon Pismo sur ces installations et de projeter mes diaporamas !

Dès lors, je m’étais dit : pourquoi ne pas avoir une installation à la maison ? Précisons que le Home Cinéma (Home Theatre) est bien antérieur. J'avais vu des démonstrations fantastiques, par exemple de la Guerre des Etoiles sur des Barco reliés à des lecteurs de vidéodisques, dès les années 80…

Ce qui était nouveau, c’était de pouvoir envoyer les signaux des ordis et celui  des DVD plus facilement. Profitant d’un bon contrat, j’eus la chance de m’équiper, dès février 2000 d’un super vidéoprojecteurs, un des meilleurs de l’époque : Un DreamVision DL500 Starlight. C’était le premier DLP de qualité cinéma.


Le DreamVision DL500 Starlight

Payé dans les plus de 6000 € de l’époque (avec câbles, accessoires, sacoche, etc.), j’ai donc eu la chance de pouvoir projeter des images magnifiques de 2,60 m de large. Il faut dire que, passionné de diapositives depuis toujours, j’avais un grand écran carré de cette dimension sur lequel je projetais les photos au moyen d’un Leitz Pradovit. C’est pourquoi je préfère des écrans de forme carrée ou au minimum 4/3 pour projeter convenablement les vues en hauteur. Un visage qui s'affiche en très haute résolution sur 2,5 m de haut, n’est-ce pas extraordinaire chez soi ?

Ce DreamVision était donc un DLP équipé des premières puces Texas Instruments. En fait c’était un Davis repensé par cette société française malgré son nom (elle existe toujours mais sans grande notoriété hélas).


Je passe les détails techniques que l’on peut trouver partout pour insister sur une des supériorités de ce projecteur. J’étais habitué aux optiques Leitz (Leica), et le DreamVision est équipé d’un objectif Zeiss. En photo, l’objectif est essentiel, bien avant le nombre de pixels. En projection, c’est la même chose, d’où peut-être le fait qu’aujourd’hui, quinze ans après, je l’ai toujours !…

Ci-dessus le bloc de commande du zoom 1,5 signé Zeiss…

Un autre de ces avantages était aussi son couplage direct à l’ordinateur (on ne parlait pas de hdmi évidemment, de sorte que la plage de réglages de la colorimétrie était très vaste.







 

Les sources visuelles

Au début, le pismo, ensuite, ses successeurs comme le Titanium. Ensuite, je fis l’acquisition d’un fantastique lecteur CD et DVD de chez Goldmund, le Easydrive. Ce furent des années merveilleuses. Le signal image était extraordinaire en contraste, précision, fluidité, et le signal sonore fabuleux en rapidité et précision des attaques, en qualité de tout le spectre audio : la qualité Goldmund, du temps où cette marque faisait encore des produits «accessibles» (ce n’est pus du tout le cas aujourd'hui). Ce furent des années  inoubliables où les amis qui venaient voir - et écouter - des films n’en croyaient ni leurs yeux ni leurs oreilles.

Malheureusement, en 2007, la diode lectrice de ce superbe EasyDrive, tomba en panne : le coût de la réparation était tellement prohibitif (dans les 1500 €) que je l’abandonnai comme épave chez le revendeur… Et c’est là que j’en profitai pour passer à la musique dématérialisée dont c’étaient les tout débuts en France avec La Rosita. Pour le son, la qualité fut préservée et même améliorée (voir la section HiFi). Pour l’image, je fus condamné à relire les DVD depuis un iMac avec un rendu inférieur, à peine compensé par le fait qu ele signal était envoyé en direct et pas en composite.


L’installation Home Cinéma

Depuis le début, le DreamVision se trouve sur une table de projection compatible avec un projecteur de diapositives, derrière le canapé, à environ 6,5 m de l’écran. Le canapé est lui même à 5,5 m de l’écran. Celui ci est un Oray Prestige Blanc mat manuel. C’est le troisième car au bout de quelques années, la toile, pourtant de bonne, a la fâcheuse tendance à se voiler… Un de ces jours, je m’équiperai d’un bon écran électrique. Reste à savoir lequel.

J’aurais du - depuis le temps - installer le projecteur au plafond, mais le temps passe et l’installation est correcte comme cela.


La partie Son

Dès le début, il avait été décidé que je ne toucherai pas -ou juste en terme d’optimisation - au système Hifi. J’écoute beaucoup plus souvent de la musique que je ne regarde des DVD. Et quand on optimise pour la vidéo, ce ne sont pas les mêmes réglages que pour la Hifi… C’est ce que j’explique dans mes pages dédiées à la Hifi.

Je ne voulais absolument pas de 5.1 et autres enceintes multiples. J’ai toujours détesté les HP de la soi-disant «voie centrale». Avec un bon système HiFi bien réglé, on l’a forcément ! Sur mon système, on localise chaque instrumentiste exactement là où il est. Selon la balance des ingénieurs du son, on repère si la voix d’un chanteur est pile au centre, ou parfois décalée, notamment en Live. Quant au caisson de basse, j’ai préféré faire la concession de ne pas bénéficier des quelques moments où elles sont réellement nécessaires. J’ai des basses, très graves, des vraies, c’est-à-dire, discrètes, pas des boum-boum. Restent les sons arrière : c’est aussi beaucoup une question de mixage des films. Sur certains, quand l’ingénieur du son place des rotations de phase, j’ai des sons qui semblent venir de l’arrière, mais de la hauteur du canapé, à 4 m des enceintes, elles mêmes à 1,5 devant l’écran (positionnement dicté par le concepteur des mes câbles quand il est venu régler le système).

En Home cinéma, grâce à AirPlay et VLC, j’envoie le son numérique vers la Rosita qui le décode. Attention, il faut décaler le son/image de -1900 millisecondes… pour retrouver une synchro parfaite en appuyant sur la touche F. C’est un peu compliqué à cause de Apple qui ne simplifie rien !

Conclusion : Pour mon goût personnel, je préfère un système de très grande Hifi qu’un traficotage avec plein de HP et de déphasages. Dernière raison : la parole est toujours parfaitement audible, ce qui est quand même le plus important quand on regarde un film. La véracité, la dynamique,  l’émotion d’une belle bande son, c’est autre chose qu’une explosion… Grâce au décodage de la Rosita, j’ai retrouvé et peut-être dépassé le son que me produisait le Goldmund.


Pourquoi ne pas avoir évolué avant 2015 ?

Lorsqu’il a fallu changer l’ampoule du Dreamvision au bout de 7/8 ans, j’ai regardé la concurrence… Et j’ai préféré racheter un second projo identique équipé d’une ampoule neuve (pour avoir une banque de pièces au cas où). J’ai vu des vidéoprojecteurs de très grand prix, soit de grandes marques, soit de marques un peu ésotériques (Sim ou autres). A chaque fois, je me suis dit que remettre des milliers d’euros dans l’affaire pour un progrès mesuré n’était pas valable. Et j’ai préféré m’équiper en matériel photo… ou voyager…

Ce que j’attends surtout, encore plus que pour le cinéma à domicile, c’est une amélioration dans la projection des photos. C’est depuis le départ, la limite du DreamVision. Sa faible résolution (VGA…), est acceptable en vidéo pour des DVD (je n'utilise quasiment que cette source, les autres étant inférieures en qualité, sauf le streaming HD), mais elle est bien légère pour des photos, surtout avec des capteurs modernes. Le jour où un vidéoprojecteur m’offrira la même résolution que mon vieux Leitz, je changerai. Sera-ce la 4K, en principe en ligne question définition ? Mon Nikon D3S affiche un peu plus de 4000 lignes, ce serait parfait quand les prix deviendront raisonnables…

Comme indiqué par ailleurs, les projecteurs de diapos antiques (!) donnent du 2400K. Les guides professionnels Kodak ont toujours indiqué que les diapos doivent être regardées à 5500K. D’ailleurs les tables lumineuses professionnelles son toujours étalonnées sur cette valeur. Malheureusement, hormis quelques modèles aux ampoules au xénon, les projecteurs n’ont jamais offert le 5500K.

Conclusion : une bonne température de couleur associée à une super résolution devrait enfin remplacer mon projecteur qui a dans les 40 ans…

Dernier problème : les vues en hauteur. La photographie en hauteur est indispensable, comme les formats verticaux de tableaux. Pour un photographe, se voir imposer ce foutu 16/9 de compromis est inacceptable. La preuve : je n’ai pas remplacé mon iMac 24 pouces par le 28 pouces parce que le format photo est le même : pas d'augmentation de la hauteur. Le bon format est au minimum le 4/3 à défaut du carré. Malheureusement, beaucoup de matrices LCD ou DLP privilégient le cinéma. Que font les photographes ? C’est aussi à eux de réagir en exigeant des écrans adaptés.

Je suis l’actualité de la vidéoprojection sur Projection-homecinema un excellent site qui effectue des tests poussés et pas simplement des lectures de spécifications…

En 2015, une évolution majeure : un Pradovit Leitz D1200

Depuis très longtemps, j’attendais un vidéoprojecteur capable de rivaliser avec mon projecteur de diapositives Leitz Pradovit 250.

Pendant très longtemps, ce fut impossible techniquement, puis financièrement. Seul quelques modèles professionnels pouvaient se rapprocher de cette qualité en luminosité, résolution, contraste, etc.

Leitz a sorti un modèle extraordinaire à la fin des années 2000. En partant d’un modèle Projection Design, entreprise rachetée depuis par Barco (excusez du peu) et en changeant tout le couloir optique (condenseur, lentilles et objectif, ouvert lui aussi à f:2,5) le résultat promettait des merveilles dignes du Leica.

Ce fut le cas : meilleur que tous les projecteurs de diapos. Plus beau, plus lumineux, plus net et avec des couleurs vraies (5500 K) et non plus jaunâtres…

Le seul problème : le prix : dans les 10 000 € à sa sortie.

Pour un habitué des tarifs Leitz/Leica, pas de problème, c’est le prix d’un boitier et d’un bel objectif… Et encore en 24X36…

Malheureusement Leitz n’avait pas pensé que ses clients ne regardaient que peu d’images sur un écran, la culture est plutôt à l’agrandissement. Et pour les amateurs de diapositives, le tarif était exorbitant. Pour les amateurs de Home Cinema, pas de relief, pas de 4K, pas de zoom télécommandé, etc.

Résultat ; un échec commercial…

Et quelques années plus tard, des prix cassés pour des modèles neufs.

J’en ai profité bien sûr


Sur un écran de 2,5 m; j’observe mes clichés à une résolution digne d’eux. Colorimétrie parfaire, contraste exceptionnel, tout y est.


Et en plus ce projecteur est magnifique pour les films. Certes il n’a pas la 3D et le reste mais je m’en moque éperdument… Comme il y avait bien peu d’acheteurs j’ai fait un

 

Une installation mixte audio et cinema a domicile