La conversion à Nikon

 

La découverte du monde Nikon


En 1995, comme expliqué ailleurs, ce fut le divorce avec Canon.

Contrairement ) d’autres achats, la décision fut rapide. J’avais vécu la décision stratégique de Canon d’abandonner la baïonnette FD comme une trahison et c’est pourquoi, je m’empressais de vendre tout mon matériel pour aller cher Nikon.


J’y étais aidé par la perfection du système d'exposition (le meilleur au monde à l'époque et depuis Nikon conserve son avance), la perfection du flash SB25 (avec un fill in extraordinaire), perfection des optiques acquises au fil des ans, notamment le grand angle 1:2,8/24 mm (ci dessus) et leMicro Nikkor 1:2,8/105 mm (macro au rapport 1:1) qui possède une définition merveilleuse.






Une forme de nostalgie


Comme je l’ai dit, en 1972, j’hésitai entre le Nikon F et le Canon F1. Mon choix alla vers Canon. C’est pourquoi, 30 ans plus tard, j'achetai un Nikon F aux USA pour mieux participer à l’aventure Nikon.

C’est un modèle de 1969 avec sa cellule externe toujours opérationnel) :


Les fous du F peuvent consulter le site de Richard de Stoutz     


Quelques exemples des années 90 au F90


Portraits familiaux au 50 mm et 105 mm.


 

La reconstitution d’un parc d’optiques


Après avoir eu pendant des années beaucoup d'optiques et d'accessoires (et un fourre tout bien lourd !), je n'ai cessé de simplifier.

En 24X36, mon objectif "standard" était devenu un 24 mm (1:2,8) au piqué extraordinaire sans déformation si on reste à l'horizontale. Il permet de couvrir le champ visuel normal (92 degrés) et oblige à soigner ses cadrages (c'est peut-être pour cela que je l'aime autant, car il faut toujours se surveiller !).


Pour les sujets rapprochés, je dispose de l'excellent micro-nikkor de 105mm (1:2,8) qui permet la macro, le portrait (à condition de diminuer la profondeur de champ car il pique dur) et me suffit comme télé puisque je projette mes diapositives sur un écran de 2,50 m de base. J'ai ainsi l'équivalent d'un gros téléobjectif par rapport à un tirage standard sur papier !!).

Mon objectif standard a longtemps été le 50mm, f:1,8. Il est là pour les cas ou l'un de ces deux précédents ne suffit pas. Il me sert en ambiance sombre. Son piqué est excellent pour un tarif très abordable. Auparavant, j'avais un f:1,4/50 mm, mais trois fois plus cher et justifié seulement si on en fait beaucoup de photos en faible lumière, ou si l'on a un boîtier doté d'un viseur sombre !!

Mon 1,8 a retrouvé une seconde jeunesse en numérique où il se transforme en en 75 mm idéal pour le portrait rapproché et les vues de nuit. J'ai fait un reportage de vues d'automne avec où sa qualité explose.

Un flash Nikon SB25 (fabuleux à l’époque) complète l'ensemble. Je m'en sers très souvent en plein jour (débouchage des ombres, rattrapage de contraste). Son intégration de la distance et de la zone de mise au point est vraiment très pratique.

Malheureusement il n'est plus directement compatible avec les boitiers numériques sauf en mode manuel et après essais pour chaque prise de vue (ce qui n'est pas gênant en studio quand tout est bien étalonné).



Enfin, en 2006, j'ai pu acquérir un objectif de rêve : un ultra grand angle rectilinéaire, c'est-à-dire sans déformations optiques exagérées (à condition de respecter un minimum d'orthogonie). Il s'agit du Nikkor f:2,8 de 14 mm !!! avec un champ de 114°, une merveille.

Quelques unes des premières photos faites avec :


En plus, cette optique s'adapte très bien au numérique en donnant l'équivalent d'un 21 mm en redonnant de la luminosité au viseur un peu sombre du D70. En voici quelques vues, lorsqu'elle est montée sur le F90 :


On peut admirer la perfection du caillou, juste un peu fragile tellement il est protubérant du paresoleil intégré !!

A mesure de la montée en charge du numérique qui me fait regarder les photos plus souvent sur l'écran de mon iMac 24 pouces que sur l'écran de projection, le besoin d'un téléobjectif s'est fait ressentir.L'argument du grand écran ne s'impose plus de la même façon.


J'ai acquis le prestigieux 180 mm f:2,8 AFD pour son piqué exceptionnel dès f:2,8 (et son poids plume comparé aux gros zooms actuels).



Voici ce que ça donne au 1/60 à f:5 pour 640 ISO sur un D200 :



Il existe un site remarquable sur les optiques Nikon avec des tests très complets, celui de Bjørn Rørslett   


 

Le Nikon F90