iPhone vs boitier pro (Nikon)

 

Une révolution…


J’ai reçu mon iPhone Xr le jour de sa sortie, soit le 26 octobre 2018.


Je l’ai pris en version 128 GO en remplacement de mon fidèle modèle 6, acheté à New York à la fin 2014.

Je passe sur ses caractéristiques les plus classiques pour expliquer pourquoi cet iPhone est pour moi un choc, peut-être même LE choc absolu en photo.

Il présente une qualité exceptionnelle que je n’avais jamais vue, ni sur un smartphone ni sur un boitier même très professionnel : Il encaisse des écarts de contraste incroyables permettant de réussir des photos que l’on rate toujours.

Entendons nous, je ne dis pas qu’il va remplacer un reflex (je conserve mon D4…) mais il montre la direction dans laquelle les grands constructeurs devraient s’engager sous peine de devenir marginaux sur le marché de la photo.

Voici les preuves de mon enthousiasme :


Photo brute prise au D4


Voici un cliché pris au Nikon D4, avec un Sigma 35 mm, f:1,4 - Il faut rappeler que le coût à neuf de ce matériel atteignait les 6000 €…

Le sijet est éclairé d’une lumière très faible et présente un énorme contraste entre la plante, la pièce du fond et la verrière.

Conditions de prise de vue : F:4, 1/100 - 6400 ISO

L’exposition - en mode manuel- a été choisie pour privilégier les basses lumières et faire venir du détail dans la zone la plus sombre (la plante).

Le cliché RAW (NEF Nikon)  a été développé par Capture One Pro 11

A f:4, on a une profondeur de champ réduite. La verrière est brûlée… Le cliché est assez décevant (au plan technique).

Poids du fichier brut : 12,8 MO




Photo du D4 corrigée dans Capture One Pro v.11

La verrière est moins surexposée, on récupère du détail comme sur la bibliothèque à droite. La plante présente plus de détail dans les feuilles les plus sombres. Le tableau rouge n’est plus surexposé.

Poids du fichier final : 14,2 MO











 

Un choc comme rarement en photo :

l’iPhone Xr

Photo prise à l’iPhone Xr


Le capteur fait 12 Mégapixels, l’objectif est un f:1,8 pour équivalent 28 mm en 24X36. Ce modèle coute dans les 900 €


Conditions de prise de vue : f:1,8 -1/30 - 500 ISO - 

HDR automatique en action.

Aucune correction, pas de zone privilégiée d'exposition (mode automatique intégral)

Poids du fichier jpeg : 2,9 MO

Aucune surexposition de la verrière, zones sombres parfaitement rendues, profondeur de champ beaucoup plus grande (quasiment tout est net), couleur du tableau rouge exacte, de la bibliothèque et des livres bien meilleure et très proches de la réalité.

Finesse de résolution des feuilles…




Comparaison des crops


Crop du D4




Crop de l’iPhone





Remarque supplémentaire sur les viseurs

Suite à ma déception du viseur du Z7, il faut aussi préciser que l’iPhone est incomparablement supérieur : il ne «pompe» pratiquement pas. C’est très net en vidéo.

Le viseur du Z7, comme je le pensais est totalement archaïque… (voir mes critiques) Pour 3600 €, c’est incroyable.



Conclusion (provisoire)

Un cliché ne fait pas tout. Mais celui ci est particulièrement significatif.

l’iPhone écrase totalement le D4…

Dur à voir mais réel…

Personnellement, après ma déception vis-à-vis du Z7 et de son viseur, je considère que pour survivre, NIkon et ses concurrents historiques devraient repenser leurs modèles.

  1. -Intégrer les techniques HDR dans la prise de vue.

  2. -Fabriquer des vrais viseurs de qualité, aussi bon que l’iPhone.



Sinon que leur reste-t-il auprès du public qui n’a pas besoin tous les jours des multiples possibilités des boitiers pros ??